Par Denis Martin

Définition
Aires protégées : Zones spécialement dédiées à la protection et au maintien de la diversité biologique et des ressources naturelles et culturelles associées, et gérées par des moyens juridiques ou autres moyens efficaces.

Les aires protégées (AP) sont la pierre angulaire de presque toutes les politiques nationales et internationales de conservation de la nature. Bien qu’ils aient souvent été désignés pour la protection d’une beauté naturelle exceptionnelle, ils jouent aujourd’hui un rôle crucial dans la conservation de la biodiversité.

Les AP peuvent appartenir à plusieurs catégories en fonction de la rigueur de leur protection. Au niveau international, les six catégories de l’UICN, allant de la protection stricte à l’utilisation multiple, sont utilisées. Aux fins de FOREST EUROPE, cinq classes et sous-classes connexes de la CMPFE ont été introduites. Toutefois, il y a une certaine confusion dans la compréhension de ces deux classifications. Les catégories ne sont pas un système hiérarchique, la catégorie I n’est pas « meilleure » que la catégorie VI ; elles ne font que catégoriser différents types d’approches de gestion de la conservation.

pretection des forêts - Nature et Zen

Il est nécessaire de rechercher l’option la plus efficace et la plus faisable ou, mieux encore, de concevoir une gestion optimale et ensuite d’identifier à quelle catégorie elle appartient. Dans certains cas, une protection stricte est nécessaire ; d’autres peuvent faire mieux avec une gestion moins restrictive.

Une gestion inadéquate de la conservation peut entraîner des pertes de biodiversité, à la fois si elle est trop restrictive ou insuffisante. Une protection trop stricte des zones présentant des processus naturels défectueux ou des zones trop petites pour des perturbations à grande échelle est généralement contre-productive. D’autre part, la gestion des aires protégées, y compris les forêts, devrait tenir compte de la conservation de la biodiversité. De plus, les catégories de l’UICN et de la CMPFE font davantage référence aux objectifs officiels qu’à l’efficacité réelle de la conservation de la biodiversité dans un pays.

Il est très difficile de définir quelle superficie totale de forêts protégées dans un pays serait idéale. À l’heure actuelle, les forestiers sont fiers d’annoncer son augmentation. Cependant, elle ne peut pas augmenter indéfiniment et l’augmentation peut être en contradiction avec les tendances positives requises pour de nombreux autres indicateurs et objectifs d’AFD (p. ex. l’augmentation des approvisionnements en bois, les services de protection ou de loisirs).

En conclusion, la superficie des forêts protégées est un indicateur de la biodiversité d’importance mineure, assez difficile à interpréter correctement.

Consultez ici la liste des massifs forestiers classés en forêt de protection : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/r/e8195b3b-e5d0-4651-a0dd-b513a7cb5e19

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