Une forêt en évolution naturelle est constituée de forêts spontanées (même jeunes). Cette forêt n’a pas fait l’objet de travaux forestiers ou de coupes depuis plusieurs décennies et représente un type d’habitat forestier autochtone. Ont été retenues les forêts d’au moins 1 ha. De manière facultative, la forêt présente des arbres sénescents, du bois mort au sol ou debout.

L’inventaire a été concentré d’une part sur des forêts bénéficiant déjà d’un statut de protection et d’autre part dans les massifs forestiers situées dans des zones difficiles d’exploitation (pentes fortes).

L’inventaire a été mené en 2010 par le service régional forêt, bois et énergie de la direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt de Rhône-Alpes.

Origine de la donnée :

Collecte auprès de l’ONF des sites potentiellement en libre évolution ou déjà en libre évolution. Il s’agit notamment des séries d’intérêt écologique et des îlots de sénescence.

Collecte auprès des gestionnaires de zones à protection environnementales – Natura 2000, réserves, parcs nationaux et régionaux – des sites potentiellement en libre évolution ou déjà en libre évolution.

Pour en savoir plus : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/inventaire-du-reseau-de-forets-potentiellement-en-evolution-naturelle-rhone-alpes/

Pour les forêts privées

L’aménagement des forêts privées est influencé par trois grands ensembles de facteurs : les caractéristiques du propriétaire, les caractéristiques du peuplement forestier lui-même et les contraintes et opportunités externes. Les caractéristiques du propriétaire comprennent sa situation financière globale et la place de l’exploitation forestière dans cette situation, son âge, sa situation familiale, sa résidence, etc. Les caractéristiques du peuplement forestier comprennent sa taille, sa distribution, sa structure, sa productivité, sa composition, son histoire, etc.

En termes de contraintes et d’opportunités externes, la situation économique générale, les marchés des produits forestiers ligneux et non ligneux, l’existence d’incitations et de subventions, etc. Dans la dernière série d’influences, l’environnement professionnel, y compris l’accès aux services de vulgarisation, au gouvernement et à d’autres, ainsi que la qualité de ces services, est important. (Normandin, 1987) Il est important que l’extension tienne compte de ces trois ensembles d’influences si l’on veut qu’elle influe sur l’aménagement forestier privé.

La vulgarisation, bien sûr, existe sous diverses formes. Différentes situations ont dicté différentes stratégies d’extension. Axinn (1988), par exemple, examine huit approches différentes, dont les suivantes :

  • l’approche générale ;
  • l’approche spécialisée des produits de base ;
  • la démarche de formation et de visite ;
  • l’approche participative de la vulgarisation ;
  • l’approche projet ;
  • l’approche systémique de l’agriculture ;
  • l’approche de partage des coûts
  • l’approche de l’établissement d’enseignement.
    Chacune de ces approches a ses forces et ses faiblesses. Ces approches ne s’excluent pas nécessairement mutuellement dans un pays donné, pas plus qu’elles ne constituent une description complète des approches existantes. Dans de nombreux cas, les systèmes de vulgarisation doivent être construits à partir de la situation locale, en s’inspirant et en tirant des leçons des autres approches qui ont été développées, mais sans les appliquer comme un  » modèle parfait « .

La stratégie de vulgarisation doit être adaptée à la situation locale (y compris les caractéristiques du propriétaire et de l’environnement extérieur ainsi qu’au peuplement forestier lui-même) et la structure de vulgarisation doit être adaptée à la stratégie choisie (FAO, 1986). La stratégie de vulgarisation ne devrait pas nécessairement être pilotée par une structure ou un ministère existant qui aurait pu élaborer une stratégie pour un autre régime foncier (forêts domaniales), la combinaison organisationnelle devrait refléter la stratégie la plus appropriée. Il est souvent utile de penser d’abord à l’extension comme un  » ensemble  » de fonctions plutôt que comme une institution (Anderson et Farrington, 1995).

Ces fonctions peuvent inclure la formation, l’information, les conseils techniques, l’organisation, le marketing, le crédit et les incitations, la planification de la gestion forestière, le suivi et l’évaluation ainsi que d’autres. Il apparaît donc clairement qu’un certain nombre d’institutions différentes peuvent (ou devraient) être impliquées à des degrés divers dans l’extension et remplir des fonctions légèrement différentes.

Il est difficile pour une seule institution de remplir toutes les fonctions requises pour promouvoir la gestion durable des forêts. Ces différentes organisations, telles que les groupements d’agriculteurs, les associations de propriétaires forestiers, les organisations non gouvernementales, les universités, les fondations, les entreprises privées et autres, peuvent compléter le travail du gouvernement et fournir des services essentiels. Ils peuvent avoir besoin d’être renforcés pour remplir certaines fonctions de vulgarisation de manière efficace et efficiente, mais ils peuvent être des acteurs essentiels.

Forêts françaises

Dans les situations où l’Etat possède et gère directement le domaine forestier national, un type de stratégie d’extension du  » commandement et contrôle  » peut être mis en œuvre et les institutions gouvernementales organisées de manière hiérarchique ou dans une structure de type semi-militaire.

Toutefois, la même stratégie et la même structure peuvent ne pas être appropriées s’il y a un nombre important de propriétaires forestiers privés ayant le droit de prendre des décisions sur leurs terres. Au fur et à mesure que la situation locale change, comme cela a été le cas en de nombreux endroits dans les PECO, il est nécessaire de développer ou de repenser les stratégies et les structures de vulgarisation.

Voir le schéma de cohérence écologique de l’Alsace  

Zones agricoles protégées en Indre et Loire